Publication d’une recherche scientifique conjointe entre la Faculté des Sciences et la Faculté de Médecine Dentaire de l’Université d’Anbar dans une revue internationale de premier (Q1)
Dans le cadre de la coopération scientifique entre la Faculté des Sciences et la Faculté de Médecine Dentaire de l’Université d’Anbar, une étude de recherche intitulée : "Integrative Analysis of ENAM rs3796704 Polymorphism and Eugenol–Cinnamic Acid Docking/ADMET Against Biofilm-Forming Streptococcus mutans: Genetic–Phytochemical Links to Oral Dysbiosis "
a été réalisée avec la participation d’un groupe distingué d’enseignants-chercheurs de l’université, parmi lesquels figurent le Professeur Dr Safaa Abdul Latif Al-Muaini, le Professeur Dr Ali Hazim Abdul Karim, le Professeur associé Dr Mohammed Saleh Hussein, l’Assistant d’enseignement Mohammed Mukhlis Ahmed et le Professeur associé Dr Ilham Hazim Abdul Karim (Faculté de Médecine Dentaire), en collaboration avec plusieurs chercheurs issus d’institutions académiques irakiennes.
L’étude a été publiée dans le prestigieux Dentistry Journal, une revue scientifique internationale classée dans le premier quartile (Q1) dans le domaine de l’odontologie. La revue possède un CiteScore de 4,6 ainsi qu’un Facteur d’Impact Clarivate de 3,1 et est indexée dans la base de données internationale PubMed, ce qui témoigne de son rayonnement scientifique et de sa reconnaissance à l’échelle internationale.
Cette recherche s’est concentrée sur la compréhension des facteurs génétiques et moléculaires associés à la carie dentaire, considérée comme l’une des maladies bucco-dentaires les plus répandues dans le monde. L’étude a examiné la relation entre le polymorphisme génétique ENAM rs3796704, impliqué dans les gènes responsables de la formation de l’émail dentaire, et la susceptibilité aux caries chez les femmes irakiennes. Le gène ENAM joue un rôle fondamental dans la formation de l’émail ; par conséquent, toute variation génétique de ce gène peut affecter la résistance de l’émail aux facteurs favorisant la carie.
L’étude a également exploré le potentiel thérapeutique de deux composés naturels d’origine végétale, à savoir l’eugénol (Eugenol) et l’acide cinnamique (Cinnamic Acid), contre la bactérie Streptococcus mutans, principal agent responsable de la formation de la plaque dentaire et des biofilms associés à la carie dentaire. Les chercheurs ont eu recours aux techniques les plus récentes de bioinformatique et de modélisation moléculaire, notamment le docking moléculaire, l’analyse ADMET (Absorption, Distribution, Métabolisme, Excrétion et Toxicité) ainsi que les simulations de dynamique moléculaire, afin d’évaluer la capacité de ces composés à inhiber les protéines bactériennes impliquées dans l’adhésion et la colonisation des surfaces dentaires.
Les résultats ont révélé une association statistiquement significative entre le polymorphisme génétique étudié et la susceptibilité à la carie dentaire, soulignant ainsi l’importance des facteurs génétiques dans la détermination du niveau de risque individuel. Par ailleurs, l’eugénol et l’acide cinnamique ont démontré une bonne affinité de liaison avec la protéine bactérienne ciblée, associée à une stabilité moléculaire remarquable et à des propriétés pharmacologiques prometteuses. Ces résultats soutiennent leur potentiel futur dans le développement de stratégies préventives ou thérapeutiques complémentaires visant à réduire la formation des biofilms et à limiter la virulence des bactéries responsables des caries.
Cette étude constitue un modèle exemplaire d’intégration entre la génétique, la biologie moléculaire, la bioinformatique et la médecine dentaire. Elle met également en évidence l’importance de l’utilisation des technologies computationnelles modernes dans l’identification et l’évaluation de composés naturels susceptibles de contribuer à l’amélioration de la santé bucco-dentaire et à la réduction des maladies associées aux biofilms bactériens.

